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  • Point projets Cie du Barrage

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    Aujourd' hui nous nous sommes réunis pour faire le point des projets en cours.

    Nous avons abordé l'Edition 2013 des Rencontres de Duras où notre dernière création sera conviée ainsi qu'un projet de représentation au Collège de Cestas en Gironde et à l'Institut Français de Casablanca au Maroc.

    Les structures culturelles désireuses d'être jury du prochain concours de nouvelles francophone peuvent contacter  Romain Jallon : compagniedubarrage@yahoo.fr.

    Nous lançons le projet de création d'un Théâtre Itinérant Marguerite Duras au Cambodge-Laos-Vietnam.

    Le Projet Mémoire continue de recevoir des contributions personnelles d'anciens combattants d'Indochine. Une réunion est prévue courant octobre.

    Nous vous souhaitons à tous un bel été.

    Sophie Dutheil

    Présidente

     

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  • La lettre du jeune Guy Môquet

    guy môquet, résistance, intermittents du spectacle, théâtre, création, compagnie du barrageCompagnie du Barrage tu es, Compagnie du Barrage tu resteras. Barrage tu feras à l'injustice, Barrage tu feras à l'ignorance.

    Voici le texte de la dernière lettre du jeune résistant communiste Guy Môquet, fusillé par les Allemands le 22 octobre 1941. 


    "Ma petite maman chérie, 
    mon tout petit frère adoré, 
    mon petit papa aimé, 
    Je vais mourir ! Ce que je vous demande, toi, en particulier ma petite maman, c'est d'être courageuse. Je le suis et je veux l'être autant que ceux qui sont passés avant moi. Certes, j'aurais voulu vivre. Mais ce que je souhaite de tout mon cœur, c'est que ma mort serve à quelque chose. Je n'ai pas eu le temps d'embrasser Jean. J'ai embrassé mes deux frères Roger et Rino. Quant au véritable je ne peux le faire hélas ! 
    J'espère que toutes mes affaires te seront renvoyées elles pourront servir à Serge, qui, je l'escompte, sera fier de les porter un jour. A toi petit papa, si je t'ai fait ainsi qu'à ma petite maman, bien des peines, je te salue une dernière fois. Sache que j'ai fait de mon mieux pour suivre la voie que tu m'as tracée.
    Un dernier adieu à tous mes amis, à mon frère que j'aime beaucoup. Qu'il étudie bien pour être plus tard un homme. 
    17 ans et demi, ma vie a été courte, je n'ai aucun regret, si ce n'est de vous quitter tous. Je vais mourir avec Tintin, Michels. Maman, ce que je te demande, ce que je veux que tu me promettes, c'est d'être courageuse et de surmonter ta peine. 
    Je ne peux pas en mettre davantage. Je vous quitte tous, toutes, toi maman, Serge, papa, je vous embrasse de tout mon cœur d'enfant. Courage ! 
    Votre Guy qui vous aime"

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  • Lectures du 11 juillet chez Paul's Place

    Compagnie du Barrage tu es, Compagnie du Barrage tu seras. Maud Andrieux, Olivier Rachet, Frédéric Paquet en lecture. Extraits du prochain roman de Stéphane Boudy (sortie Novembre 2012).

    maud andrieux, intermittente du spectacle, bordeaux, pôle emploi, contrôle

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  • Commémoration du 8 juin à Ambares - L'Indochine

    ambares, indochine, commémoration, christian sicre, ancien-combattants, législatives, stéphane boudy, bordeaux

    J'ai rencontré ce soir monsieur Christian Sicre à Ambares, sur la photographie au deuxième plan en train de serrer la main d'un porte-drapeau. Il m'a confié avoir servi la France en Cochinchine de 1952 à 1954 (Vietnam du Sud) à quelques 25 kms de Saïgon, Hô Chi Minh-ville aujourd'hui. Il était affecté à la protection de plantations d'hévéas. Mission à haut risque comportant de nombreuses attaques du Viet-minh du Général Giap. Et des missions, m'a-t-il dit qui ont fait des morts...

    Alors donc nous étions ce soir une douzaine pour penser à ces morts et je m'associais à ses anciens qui avaient, sans aucun doute ce soir, une pensée pour leurs copains.

     
     
     
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    Lors de son discours du Bourget François Hollande parla des pendus de Tulle et de cette commémoration chaque année dans sa ville de Tulle. 
    Des jeunes tués par les Nazis, engagés pour la liberté, qui ne cherchaient pas des décorations. "J'y pense souvent, je connais leurs noms"
    Je connais pour ma part le nom des officiers de Dien Bien Phu, des soldats du rang, les pitons appelés Eliane, Anne-Marie, Isabelle, je connais les villes alentours, Son La, Lai chau, la piste Pavie, les minorités hmongs, thaïs, engagées pour la France... et des Anciens d'Aquitaine et d'ailleurs qui ont donné leur jeunesse dans cette histoire et parfois perdu leur santé définitivement, juste le temps d'un séjour d'un ou deux ans, perdu leurs meilleurs amis emportés par un obus, morts dans une fusillade, enterrés par la mousson dans une rizière, corps de jeunes français du Nord-Vietnam qui dorment par milliers au fond des rizières, qui ne reviendront jamais et nous unissent pour l'éternité à cette région du monde appelée autrefois l'Indochine.
    J'ai parlé avec eux et j'ai appris aussi dans les livres les espoirs, les idéaux, l'engagement de leur jeunesse dans la mauvaise guerre, celle qui ne resterait pas dans l'Histoire de France, faite à contre-courant de l'Histoire. Sans doute pour des intérêts économiques mais plus encore pour la grandeur de l'Empire, extension de la France que la majorité occidentale voyait d'un oeil bienveillant à l'époque. Comment le comprendre aujourd'hui?
    Guerre pour la grandeur de la France battue en 40, guerre enfin pour rester parmi des populations amies depuis le 17ème siècle.
    Alors le 8 juin chaque année c'est le moment de penser à eux. Ceux qui ont accepté de sauter en parachute au-dessus du camp retranché, encerclé par l'armée de libération vietnamienne d'Hô Chi Minh, jusqu'à sa reddition le 7 mai 54 vers 17H00... ceux qui sautaient encore la nuit dans les explosions, l'odeur de la poudre, tués avant de toucher le sol, tous ceux qui savaient que c'était perdu mais ne voulaient pas laisser mourir leurs copains pour autant... A tous ceux dans la cuvette qui ont subi un premier déluge de feu le 13 mars puis un second le 30 mars. On leur disait que la France voulait cela, qu'elle voulait ce pays donc ils se battaient pour ce pays et pour la France. Parce que la France le voulait. Ils ne recherchaient pas non plus les décorations, eux, combattants du bout du monde. Morts en permission.
    J'ai rencontré la politique en allant me recueillir un jour à Dien Bien Phu puis en discutant avec des survivants. Car il n'y a pas de désir politique sans désir de France. Cette chose abstraite qui est l'expression d'une solidarité, d'un destin commun et qu'on a la prétention d'amener vers le meilleur.
    En mémoire des 100000 soldats morts pour la France en Indochine.
     
     
    Stéphane Boudy
    Candidat aux législatives de Gironde
    Auteur du Roman L'avion-Musique (2006 - Gunten)
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