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  • lettre de la présidente

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    Sculpture Lumphini Park / Bangkok

    Compagnie du Barrage

    Nous sommes une compagnie de théâtre basée à Bordeaux qui a pour but la promotion de la langue française par la production et la création de spectacles vivants, l'édition et la diffusion de textes littéraires et l'enseignement du FLE (Français Langue Etrangère). Nous avons produit et diffusé deux spectacles: Un Barrage contre le Pacifique adapté du célèbre roman de Marguerite Duras et Indochine adapté du roman de l'auteur bordelais Stéphane Boudy.

    Ces deux spectacles ont remporté un vif succès en France ainsi qu'à l'étranger où le spectacle Un Barrage contre le Pacifique a été joué (CCF du Cambodge et Consulat de France à Saigon au Vietnam en 2006). Pour Indochine, nous proposons la venue de l’auteur Stéphane Boudy, afin de parler de son métier d’écrivain ainsi que de sa grande connaissance de la guerre d’Indochine.
    Nous préparons actuellement une tournée internationale pour 2008-2009. Nous partons pour Casablanca en octobre 2008, en Asie du sud-est dès novembre et en Turquie au mois de mars 2009.

    De plus, chaque année nous publions un recueil de nouvelles consécutif au concours francophone organisé par l’association. Ces nouvelles sont choisies parmi une centaine de textes d’auteurs contemporains participants. Pour les partenaires de ce concours nous proposons une adhésion annuelle de 80 euros (frais de port compris vers l’international). Ils recoivent dès lors une centaine de nouvelles à distribuer gratuitement lors de la Semaine de la francophonie : aux étudiants en français, aux expatriés ou en France dans les transports en commun ou manifestations dédiées à la littérature.

    Enfin, nous assurons des cours de français à Bordeaux (FLE) avec une méthode pédagogique orientée vers les Arts et l’Art de vivre. Lors de séjours linguistiques d’une semaine des étudiants étrangers apprennent le français par le théâtre, les ateliers d’écriture et la réalisation de films video. Nous ouvrons 5 semaines en 2009 pour une capacité de 30 étudiants.

    Nous accordons de fait une place essentielle à l’Art dans la diffusion de la culture. L’Art qui est un lieu d’émotion et de réflexion faisant barrage à l’ignorance, un lieu de sensibilité commune où les hommes, ensemble, font obstacle à l’asservissement de leur prochain et à la guerre.

    L’art qui est le témoin des époques et de la liberté.


    Sophie Dutheil
    Présidente

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  • extrait de "ce côté-ci de la rivière" de alain emery

    Quand je suis ressorti de la maison - un peu paniqué, je dois dire - ils m'attendaient déjà dans la cour, en cercle, droits et silencieux. Immédiatement, j'ai reconnu, un peu détaché des autres, le Loison, un vieux dur à cuir, tanné de peau et blanc de cheveux, connu pour être un sacré braconnier et, à ses cotés, Garenne, son fils, qu'on surnommait ainsi parce qu'il avait de grandes dents et de longues oreilles. A leur droite, se tenaient le gros Tourquin, un maquignon à l'image des percherons qu'il menait, avec des nœuds dans les genoux et une croupe immense, et l'Achille Ringlet, un braconnier lui aussi, qu'on appelait le Pinson. Ils semblaient plus distants qu'à l'ordinaire et j'ai compris pourquoi quand j'ai baissé les yeux vers le tombereau, et que j'y ai découvert, allongé et mal en point, un homme que je connaissais bien, lui aussi.
    Le Taiseux, c'est ainsi qu'on l'appelait, dans tout le pays. Ce n'était désormais qu'un pêcheur de misère, rude et tout d'une pièce mais, autrefois, il avait été passeur, pour les bêtes et les hommes. Le pont qu'on avait jeté par-dessus la rivière, avant guerre, l'avait tout bonnement dépouillé et laissé juste bon à marauder dans les marécages, qu'il connaissait par cœur et dans lesquels il passait ses journées à chasser, pêcher et à boire. Il ne parlait pour ainsi dire plus du tout.

    Entretien avec Alain Emery sur le blog des Editions du barrage

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  • extrait de "gringa" de jean-louis parrot

    C'était un village de la côte brésilienne, blotti entre la jungle et l'océan. Deux hommes marchaient dans ses rues étroites. Métis de noir et d'indien, comme sculptés dans la plus pure ébène, ils avaient tous les deux la même peau couleur de miel et cette nonchalance qui fait danser le pas. Arrivés au port, ils contemplèrent leur bateau, une frêle embarcation multicolore qui cahotait sur l'eau. C'était leur seul bien au monde, cette barque faite de bois et de beaucoup de peinture et ces hommes la choyaient d'un amour jaloux. Dans la minuscule cabine, ils avaient même cloué une croix. Ils sautèrent en souplesse sur le pont, défirent les amarres et mirent le cap au large. Le bateau enfonça sa proue dans l'eau bleue et s'éloigna de la côte où la jungle frissonnait à chaque coup de vent. L'un d'eux leva soudain la tête. -Pas beaucoup de ciel... dit-il. Les nuages s'accumulaient, assombrissant le jour. Ils jetaient leur premier filet quand la foudre éclaboussa le ciel d'une lumière blanche. Le tonnerre claqua. La mer bleue devint mauve puis noire, les vagues hachées par des éclairs. Des flèches de pluie cinglèrent les flancs du bateau, les douchant d'une eau dure, horriblement salée.

    Entretien avec Jean-Louis Parrot: voir le post du 6 juin 2008.

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  • Edition 2008: parution le 20 août

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    "Alain Emery fait état d'un problème de conscience camusien avec le réalisme et l'économie de mots de nombreux grands écrivains. Jean-Louis Parrot nous amène au Brésil avec cette force de suggestion très rare qui conduit chacun à composer son Brésil personnel." L'éditeur

    Le règlement du concours de nouvelles 2009 est en ligne sur le blog des Editions du Barrage.

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